Lombo-sciatalgie :  conseils pratiques.

 

La lombo-sciatalgie est un syndrome douloureux de la région lombaire accompagnée d’une irradiation projetée dans un ou les deux membres inférieurs.

 

Cette souffrance ne doit pas être prise à la légère car, si une douleur lombaire peut être la conséquence d’une  mauvaise position, d’une surcharge liée à un effort et donc souvent de courte durée, la lombo-sciatalgie définit un état d’irritabilité d’une partie plus ou moins étendue des structures innervées par le nerf sciatique.

 

Si le traitement médical à base d’anti inflammatoires et de repos est une prescription de choix pour calmer la symptomatologie douloureuse, le but de l’ostéopathe est de  guider le patient pour ce qui concerne la partie mécanique et donc fonctionnelle de la colonne vertébrale afin de limiter la douleur.

 

On peut considérer deux catégories de patients souffrant de lombo-sciatalgie.

 

La phase aigüe …

La catégorie des patients en phase aigüe qui présentent de fortes douleurs accompagnées d’une grande difficulté à se lever et à marcher. Le sommeil est souvent perturbé par l’état inflammatoire.

Attention, à ce stade, un diagnostic médical excluant une hernie discale est indispensable.

 

Pendant cette phase :

 

[     il faut absolument éviter de porter des poids qui multiplient la charge sur les vertèbres et la musculature lombaire.

[     Il faut aussi éviter tous gestes rapides mais aussi les mouvements combinés tels que la flexion du tronc avec une rotation, qui sollicitent trop  la structure lombaire déjà endommagée.

[     Il faut éviter de mettre en tension la musculature de la jambe du côté de l’irradiation en faisant des étirements souvent très irritants. A ce stade, le stretching est à éviter.

[     La position assise est à éviter le plus possible car elle met en tension beaucoup de structures en souffrance telles que les muscles fessiers.

[     Pour dormir avec le moins de contraintes possibles, la position couchée sur le côté, genoux fléchis, avec un coussin entre les genoux, est la position la plus confortable.

[     En position assise, il faut absolument soutenir la colonne lombaire avec un coussin.

 

 

 

 

 

 

Dehors de la phase aigüe …

Pour les patients en dehors de la phase aigüe, le sommeil est moins perturbé, se lever est plus facile, la position assise plus facile à tenir.

 

Pendant  cette phase :

 

[     on peut commencer une auto- mobilisation des différents segments concernés. Les mouvements lents et non douloureux sont à respecter.

[     On peut commencer à appliquer une crème chauffante sur tout le territoire douloureux, ceci permettra une stimulation de la vascularisation sanguine et un bon relâchement musculaire.

[     Les bains chauds sont une possibilité intéressante. (attention pas trop prolongés)

[     On favorisera des périodes de marches plus longues, des mobilisations douces de la colonne lombaire en position couchée.

[     Durant cette phase, l’intervention de l’ostéopathe permettra de normaliser la mobilité des structures articulaires, ligamentaires, musculaires. Il pourra aussi guider le patient vers une gymnastique douce appropriée aux problèmes spécifiques rencontrés.

 

Lorsque les patients  ne souffrent plus, ils croient, à tort, qu’ils sont guéris.

C’est au contraire au début de cette phase que le travail le plus important doit être effectué.

En effet, la prévention d’une récidive est le meilleur traitement possible et le moins coûteux.

 

[     Une bonne mobilité lombaire associée à une bonne élasticité des muscles des membres inférieurs sans oublier une bonne tonicité de la ceinture musculaire abdominale sont les conditions minimales pour garantir un équilibre non douloureux.

[     Il ne faudra pas oublier de régler les postures dans l’activité quotidienne, lors de position assise prolongée ou à l’effort (lever de charge).

[     D’autres aspects tels que la perturbation du transit digestif, un syndrome prémenstruel, une surcharge pondérale et autres, peuvent aussi jouer un rôle non négligeable dans cette affection.

 

En résumé, la lombo-sciatalgie est une affection complexe dont différents facteurs (associés ou non) peuvent en être la cause.

 

Parfois aucun examen médical ne révèle d’atteintes organiques. Dans ces cas, l’analyse fonctionnelle des différents facteurs, que l’on vient d’aborder partiellement, permettra à l’ostéopathe, de proposer un traitement structuré et personnalisé afin de recouvrir un équilibre satisfaisant et durable.

 

 

Jacques Beney

Ostéopathe

58, Rue de la Terrassière – 1207 Genève

Tél. 022 718 79 80 – www.medecins-geneve.com